* Lisa » 16 ans. Représente la Folie et la Perversion.
* Sarah » 16 ans. Timide, Libre et Fan.
pour nos esprits encore bercées de rêves et de Magie.
Peut importe . . .
gg
Du côté de Lisa.
gggggggJ'étais plongée dans mon cours de Latin lorsqu'une sonnerie provenant de mon sac me remis les idées en place. Je saisis mon portable et décrochai.
- Allô ?
- J'AI GAGNEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!
Un long cri se fit entendre à l'autre bout du fil mais je ne parvins pas à
comprendre ce qu'on était entrain de me crier à l'oreille.
- Quoi ?
- J'ai GAGNE JE TE DIS !
- Quoi ça ? Qui ? Quand ?
Tout allait si vite, c'était Sarah-Jane au téléphone et elle semblait surexcitée, ce n'est que lorsqu'elle répondit à ma question en reprenant son souffle que je compris de quoi elle me parlait et qu'à mon tour, je devins hystérique.
- Mais les places pour le concert des T.H, sur NRJ !
- WOUAHHHOUUU, j'y crois pas !
- Moi non plus, c'est trop énorme, je les vois lundi soir à Forêt National, Bordel c'est trop beau, je dois être entrain de rêver!
- Tu ne rêves pas, alors profites-en ma vieille, c'est génial :)
- Allez, je te laisse étudier Latin ! À demain.
- Oui, Salut <3
Je n'en revenais pas, elle avait donc gagné les places qu'elle voulait tant et pour lesquelles elle n'osait pas garder espoir sous peine d'être déçu, mais elle aurait dû car c'était le cas, l'impossible ne l'était plus et son rêve devenait réalité, J'étais si heureuse pour elle, elle venait de gagner deux places pour les T.H en direct sur NRJ, elle allait emmener sa voisine, Juliette qui avait aussi tenté sa chance au concours.
Le lendemain c'était l'euphorie complète, on se serait cru dans un autre monde, on était vendredi septième heure, et personne ne tenait plus en place suite au week-end qui s'annonçait dans un quart d'heure à peine.
Mais celle que j'enviais le plus, c'était Sarah, son c½ur devait être intenable, j'avais peur pour elle qu'il ne lui déchire la cage thoracique tellement la joie devait lui emplir les poumons et lui faire aspirer du bonheur à l'état pur. Plus on se rapprochait de la fin des cours, plus je sentais que des ailes allaient lui pousser dans le dos tellement le bien-être se lisait sur son visage. Dire que dans un peu plus de 48heures elle serait face à eux, à écouter sa voix qu'elle aime tant, ces paroles qui l'enivrent tellement, et ces instruments qui rythme ses pas lorsqu'elle se met à danser au son mélodieux de leur musique. J'aime l'imaginer, les yeux remplis d'étoiles, fredonnant leur air en même tant qu'eux, et la tête remplie de magie.
DRIIIIIIIIIIIIIING.
16h40, Enfin ! Je n'ai pas suivi la fin du cours, j'étais trop occupé à penser déjà à Lundi soir, Bruxelles, forêt nationale, Sarah, les T.H . . .
On passe au casier, se dit au revoir et je lui ordonne de m'appeler pour me dire si son pou est contrôlable et qu'à l'approche de cette véritable
hallucination, elle n'est pas trop proche de la thrombose ou de la crise cardiaque.
Le week-end s'achève vite, et le dimanche soir se pointe plutôt que prévu, crevée, extenuée, un week-end bien rempli, long question étude et bercé d'impatience et d'imagination surtout pour certaines, pour lesquelles demain est un jour béni.
Nous sommes mardi matin, lendemain du concert des T.H à Bruxelles.
Les évènements racontés ci-dessous se sont produits, il y a de cela vingt-quatre heures.
Flash Back - Sarah raconte.
Nous étions sur le parking depuis 15h00 de l'après-midi avec Juliette, le temps passait lentement et le concert ne commençait qu'à 21h30, les portes quant à elles, s'ouvraient à 21h00 précise. Voilà la raison pour laquelle on était prête à attendre là durant plus de six heures, simplement pour avoir de bonnes places et frôlé de plus près l'inimaginable. Il était 15h00, ensuite 16h00 sonna, puis ce fût au tour de 17h00 de prendre le relais. Enfin 20h00 apparût, là, plus moyen de me contrôler, mes muscles se rétractaient, mes jambes ne me suivaient plus, l'angoisse s'emparait bel et bien de moi. J'étais prisonnière d'une appréhension, mais laquelle ? Peut-être la peur de ne pas réaliser ce qui n'allait pas tarder à se produire, de ne pas en profiter. Je ne sais pas, mais il restait 20 minutes avant l'entrée dans la salle et je n'étais pas sûr de m'être réellement rendu compte de la chance que j'avais. Moi, Sarah-Jane, fan parmi tant d'autres et petite Belge de 16ans, Moi, j'avais été tirée au sort à la radio pour assister au concert du groupe qui me transporte chaque jour par l'intermédiaire de leur mélodie.
Je n'y croyais pas, qu'avais-je donc fait pour que là-haut, Monsieur Auréole me désigne du doigt et me bénisse de son index ? Je ne le savais pas et à vrai dire, ça ne changeait rien à mon état, j'étais désormais bien résolue à profiter de ma chance et à vivre pleinement cette soirée qui s'annonçait inoubliable. Je n'ai pas le temps de sortir doucement de mes réflexions que je suis entraînée simultanément par Juliette qui s'accroche à mon poignet en me tirant vers l'ouverture ainsi que par la foule qui se presse pour envahir la salle. Lorsque je me rends compte de ce qui se passe, je presse le pas et c'est à mon tour d'entraîner Juliette dans ma course. Une fois nez à nez avec la scène, c'est la pagaille, il y a du monde dans tous les sens, qui se presse pour atteindre les premiers rangs; on se fraye un passage tant bien que mal et l'on arrive malgré tout vainqueur, assise au cinquième rang. À ce moment, l'attente paraît plus longue que les six heures précédentes passées sur le parking, car c'est un décompte en minute, qui précèdera l'entrée du groupe sur scène.
Les lumières s'éteignent, la salle se met alors à hurler, tout va si vite, je me mets à crier aussi, je n'ai déjà plus de voix lorsque la scène s'éclaire et que d'un coup, éblouie par les projecteurs, je vois en une seconde apparaître enfin le groupe sur la scène. Je n'en crois pas mes yeux, ils sont là, devant moi, à pas plus d'une dizaine de mètres, une foule d'émotions envahit mon corps, mon esprit se perd entre les cris, les applaudissements, la musique, mon c½ur qui bat à du 100 à l'heure et les larmes de bonheur qui coulent involontairement sur mes joues.
Je rêve éveillé, c'est incroyable, c'est dans ce genre de moment que la vie vaut la peine d'être vécue et que rien que le temps d'une soirée, tout peut être ressenti et expérimenté, que tous les sentiments peuvent s'emparer de nos pensées en une fraction de seconde.
Je suis transportée, je chante, je claque des doigts, je laisse la musique guidée mes pas, je profite tout simplement du moment présent et la vie parcourre mon corps. Soudain tout bascule, Bill, le chanteur, s'arrête au refrain d'une de ses chansons, et c'est au moment où le projecteur s'attarde sur ma silhouette que je devine ce qui se passe, c'est l'évènement le plus attendu de la soirée, l'instant où Bill désigne la fan qui aura la chance de monter sur scène pour terminer le refrain et la chanson à ses côtés.
Et non, c'est impossible, une telle chose ne peut se produire, Bill ne peut pas être entrain de me pointer du doigt, les gardes du corps ne peuvent me transporter en direction de la scène. Mais puisque je vis un rêve, autant continuer à me laisser bercer par celui-ci, j'attrape la main de Bill qui me la tend de façon à m'aider à grimper sur la scène et je me retrouve sous son bras, nos visages derrière son micro, parcourant la scène de long en large, le regard noyé dans la foule qui chante et hurle le même air que nous ! Je marche au ralenti, je suis Bill qui m'entraîne au même rythme que le sien et je suis bien, je suis heureuse, je veux que cet instant dure toute ma vie, je sais que je rêve, une telle chose ne peut pas être conçue, même durant mon sommeil, mon subconscient n'aurait pas pu inventer un scénario pareil. Je redescends de la scène après la chanson, je vis pleinement jusqu'à la fin du concert et je ne pense pas à ce qui le précédera, non, ni ce qui suivra et encore moins à demain, je ne veux penser à rien d'autre et de toute façon j'en suis incapable, mon esprit se mélange à trop de chose dans cette salle, trop d'émotions me submergent et m'envoûtent.
Sur ce, après quelques heures intenses de bonheur en grande quantité, le concert s'achève aux alentours d'une heure du matin et c'est la première fois que, peut importe les rêves les plus farfelus que j'ai pu faire cette nuit-là, aucun ne m'a paru à la hauteur de celui que j'avais vécu ce soir, tant c'était merveilleux, fantastique et hors du commun.
Il n'y a pas de mots pour décrire ce qui s'est passé dans ma tête ce Lundi 03 mars, c'était trop exceptionnel et extraordinaire que pour vous expliquer tout ce que j'ai pu ressentir.
Je compris dans ses paroles que Sarah n'oublierait jamais cette soirée de sa vie et j'en suis contente. À midi, nous nous arrêtons à la machine pour acheter de quoi grignoter et Sarah sortant des pièces de la poche de son jean en sort également un petit papier blanc.
Comme moi, elle a l'air de s'interroger sur son utilité. Elle réfléchit un instant et sourit, je lui demande de quoi s'agit-il, et elle me répond qu'elle se souvenait avoir entendu Bill lui murmurer "Call me" avant qu'elle ne quitte la scène. Et en effet, lorsqu'elle déplia le petit papier blanc, un numéro de téléphone s'y trouvait.
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